Cœur de parc national

« Pourquoi on ne jette pas l’ancre ici ? » « Pourquoi on ne descend pas sur cet îlet ? » Ces questions, on nous les pose presque à chaque sortie. La réponse tient en trois mots : cœur de parc. Le Grand Cul-de-Sac Marin est l’un des quatre cœurs du Parc national de la Guadeloupe, et ça se voit sur l’eau.

Cœur de parc, aire d’adhésion : on fait le point

Un parc national, en France, c’est deux zones bien différentes.

D’abord le cœur. C’est la partie historique du Parc, là où se trouvent les paysages, la faune et la flore les mieux conservés. On y applique des règles strictes, et beaucoup d’activités demandent une autorisation.

Autour, il y a l’aire d’adhésion : les communes voisines qui ont signé la charte du Parc. Elles misent sur un développement durable. Pour vous, visiteur, rien de spécial à respecter là-bas.

Si le côté juridique vous intéresse, trois textes comptent ici : le code de l’environnement, un décret du 3 juin 2009, et la charte du Parc validée le 21 janvier 2014.

Quatre cœurs en Guadeloupe

Ici, le Parc en a quatre. Il y a la forêt de la Basse-Terre et la Soufrière. Il y a les îlets Pigeon, côté sous le vent. Il y a une poignée d’îlets. Et il y a notre lagon.

Lui était protégé bien avant : réserve naturelle en 1987, puis site Ramsar, et morceau de la réserve de biosphère UNESCO « Archipel de la Guadeloupe ». On raconte tout ça plus en détail sur la page Grand Cul-de-Sac Marin.

Bateau Gwadaventure à l'arrêt au bord de la mangrove, pendant une excursion écoresponsable dans le Grand Cul-de-Sac Marin

Sur l’eau, concrètement, qu’est-ce qui est interdit ?

Voici ce que dit la réglementation du Parc pour le Grand Cul-de-Sac Marin, traduite en langage de tous les jours :

  • On ne touche pas, on n’arrache pas, on ne dérange pas. Ni les animaux, ni les plantes.
  • Pas d’ancre. Les bateaux se mettent sur les bouées fixes du Parc, réparties sur 11 zones de mouillage.
  • Pas de pêche, pas de chasse.
  • La nuit, on n’éclaire ni les îlets ni la mer.
  • Les jet-skis n’ont rien à faire là. Les drones, seulement avec une autorisation.
  • La plongée en bouteille, c’est sur un seul site, la Passe à Colas, et sur la bouée du Parc.
  • Toute l’année, les zones protégées de Fajou, de Christophe et du Carénage sont interdites à la navigation et au débarquement. On ne débarque pas non plus à la Tête à l’Anglais. Pour l’îlet Blanc, c’est interdit du 15 avril au 30 septembre, quand les oiseaux nichent.

Qui a le droit d’emmener des visiteurs ?

Pour travailler en cœur de parc, il faut une autorisation du Parc. Les prestataires qui l’ont sont publiés sur une liste officielle et portent un badge « autorisé en cœur de Parc ». Avant de réserver, n’hésitez pas à vérifier.

Gwadaventure y figure, dans les excursions en bateau à moteur. L’autorisation est nominative : 2 de nos 3 bateaux en bénéficient. Et voilà ce qu’on fait, nous, au quotidien :

  • dans le cœur de parc, on s’amarre aux bouées du Parc, point ;
  • en dehors, si on jette l’ancre, c’est dans le sable, jamais sur un herbier ni sur du corail ;
  • à l’îlet Blanc, on s’arrête, mais on ne débarque jamais, même quand c’est permis ;
  • à Caret, on descend dans l’eau peu profonde et on reste les pieds dans l’eau, sans monter sur le sable sec.

Et vous, pendant la sortie ?

Quelques réflexes suffisent. Ne touchez pas le corail ni les animaux. Laissez coquillages, lambis et bouts de corail là où ils sont. Restez à bonne distance des tortues et des oiseaux, et oubliez le pain pour les poissons. Pour la crème solaire, prenez-en une qui respecte les récifs, ou enfilez un t-shirt anti-UV pour le snorkeling. Et tous les déchets repartent avec nous.

Envie de mettre des noms sur ce que vous allez voir ? Direction notre page faune du Grand Cul-de-Sac Marin. Et pour découvrir le lagon avec un prestataire autorisé, c’est par ici : excursion lagon et mangrove.

Le texte complet est sur le site du Parc national : réglementation en cœur de parc.